Sigiswald Kuijken - Bach Collegium Strasbourg Ortenau
Il n’a pas levé la main, il a simplement regardé. Et déjà, l’orchestre respirait avec lui. Sous la lumière tamisée de l’église protestante de Haguenau, Sigiswald Kuijken a fait naître la musique sans artifice, par la seule force du silence et de l’écoute.
Telemann, Corelli, Bach, Quantz, Rameau… Cinq visages du baroque, cinq langues que le Bach Collegium Strasbourg Ortenau a parlées avec une élégance tranquille. Chaque œuvre semblait surgir d’un même souffle, où le violon du maître guidait plus qu’il ne commandait.
Rien d’imposant dans ce lieu aux lignes sobres, mais une acoustique claire, un écrin parfait pour cette musique à hauteur d’âme. Quand le dernier accord de Rameau s’est effacé, on a senti flotter ce quelque chose de rare : la paix qu’offre un art sincère, dépouillé, profondément vivant.






























































