4 Heures Evasion - Tahiti - Georgie - Inde
Trois ailleurs pour un même après-midi
Mercredi 19 août, le 4 Heures Évasion du Festival du Houblon avait quelque chose d’un kaléidoscope. À chaque mouvement, une nouvelle lumière, une autre couleur, une autre manière de raconter le monde. Tahiti, la Géorgie et l’Inde se sont ainsi succédés sans jamais vraiment se ressembler.
Aloha Tahiti Show a d’abord apporté la vibration solaire du Pacifique, cette danse qui semble faire onduler l’air autant que les corps. Puis Georgian Folklore a changé la pulsation : silhouettes fières, gestes ciselés, élans spectaculaires et cette intensité propre aux traditions géorgiennes. Avec Kalanjay Dance Academy, enfin, l’Inde s’est dessinée dans le foisonnement des rythmes, l’expressivité des gestes et l’éclat des costumes.
Trois univers, trois écritures du corps. Et pourtant, le plus beau ne se jouait peut-être pas seulement sur scène.
À plusieurs reprises, le cercle s’est ouvert. Des spectateurs ont été invités à rejoindre les artistes, à essayer un pas, suivre un mouvement, se laisser entraîner. Alors la distance habituelle entre celui qui regarde et celui qui danse a disparu. Il y eut des maladresses joyeuses, des éclats de rire, des regards cherchés puis trouvés. Quelques minutes fragiles et spontanées qu’aucune chorégraphie ne peut tout à fait prévoir.
C’est aussi cela, le Festival du Houblon : non pas aligner les folklores comme les pages d’un atlas, mais leur permettre de devenir vivants, proches, presque familiers. Faire découvrir ce que chaque peuple possède de singulier et créer, au milieu de cette diversité, l’espace inattendu d’un partage.





















































































































































