La Camelote pour le lever de rideau

Quand la culture rallume la lumière

Lever le rideau sur une nouvelle saison, c’est ouvrir une fenêtre sur l’inattendu.

À la MAC de Bischwiller, les premiers mots de la saison 2026/2027 ont parlé de culture comme d’une invitation : aller vers l’autre, éveiller la curiosité, provoquer l’émotion. Une culture plurielle, accessible à tous et qui sait aussi sortir de ses murs pour aller à la rencontre des plus jeunes.

Puis les mots ont laissé place aux notes.

La chanson française joyeusement bousculée

Avec La Camelote, les Frangins Lindecker ont ce talent fou de mettre leur virtuosité au service de la chanson française sans jamais la traiter comme une pièce de musée.

Ils l’aiment trop pour la laisser tranquille.

Alors ils la bousculent, la secouent dans tous les sens, la froissent un peu, l’emmènent ailleurs… et lui offrent une jeunesse insolente.

Brassens, Piaf, Brel, Aznavour, ou Perret traversent ainsi les époques dans un tourbillon d’humour, de poésie et de tendresse. On rit d’un gorille égaré dans une forêt imaginaire de Bischwiller, on trace un improbable pont entre Vesoul et Bamako, on revendique fièrement d’être Vintage plutôt que vieux.

Et puis, soudain, derrière le rire, une chanson touche autrement.

La foule

C’est cela que je retiendrai. Des sourires. Des mains qui battent la mesure. Des voix qui se mêlent. Et cette énergie folle qui transforme peu à peu une salle remplie de spectateurs en un public partageant la même émotion.

Au début de la soirée, il était question de culture, de rencontres et de curiosité. Quelques chansons plus tard, la démonstration était faite.

Et cette folle soirée du 4 septembre aura peut-être surtout donné le rythme de ce qui nous attend : une saison dense, vibrante, pleine d’énergie, de poésie et de découvertes.

La MAC voulait mettre la culture en lumière. Les Frangins Lindecker ont choisi d’y mettre le feu. Et La Foule était en effervescence.